Protection contre les mauvais traitements


Articles 19, 32, 33, 34 et 36 Protection contre les mauvais traitements, l’exploitation par le travail ou sexuelle, la traite et la consommation de drogues

L’Etat doit protéger l’enfant contre toutes formes de mauvais traitements. L’enfant a le droit d’être protégé contre tout travail mettant en danger sa santé, son éducation ou son développement. Il doit également être protégé contre la consommation de stupéfiants, contre la violence et l’exploitation sexuelle sous toutes ses formes et contre toute autre forme d’exploitation.

Elfenbeinküste

Les petites bonnes. Le travail domestique est souvent la seule activité possible pour des filles analphabètes, en provenance de la campagne qui veulent gagner de l’argent à la capitale. Ces filles inexpérimentées et souvent naïves sont des proies faciles
pour des employeurs et des adultes peu scrupuleux. Par ailleurs leur exploitation sexuelle est très fréquente.

Kongo

Les enfants creuseurs de diamants. Ils sont exploités par des adultes espérant des gains rapides qui les font travailler pendant de longues heures, parfois au péril de leur vie (boyaux de mine non étayés), pour quelques pièces qui leur permettent tout juste de se nourrir. Ce travail de creuseur, souvent illégal, les expose aussi aux rafles des gardes. S’ils sont pris, ils sont arrêtés et placés en cellule, sans égard pour leur âge, dans des conditions particulièrement pénibles.

Togo

Les portefaix dans les marchés de Lomé. Un travail de force pour des jeunes filles et des femmes en provenance de la campagne. Sans instruction, sans formation professionnelle et sans perspective d’avenir au village, elles ne peuvent louer que leurs forces pour survivre à la capitale. Leurs gains sont minimes, elles survivent dans des conditions misérables et sont souvent obligées de céder à la prostitution pour pouvoir faire manger leurs enfants. La maladie ou des grossesses indésirées sont fréquentes avec leur lot de difficultés ; c’est un cercle vicieux…

Kongo

Les enfants dits sorciers. Accusées de sorcellerie, chassées de chez elles, ces fillettes ont la rue pour seul refuge. La crainte de la sorcellerie n’empêche cependant pas certains adultes de les exploiter sexuellement. Exposées à la violence, la peur, les infections sexuellement transmissibles, voire le VIH/SIDA, ces fillettes « protégées » par des grands, fument, consomment de l’alcool et de la drogue pour se donner du courage et oublier.

Nos améliorations / acquis


Elfenbeinküste

Le Centre Sauvetage : un lieu de protection où l’on est à nouveau véritablement un enfant. Kinderrechte Afrika e.V. gère ainsi 8 structures (dans 4 pays) pour les enfants les plus vulnérables ayant séjourné dans la rue ou victimes d’exploitation, d’abus et de maltraitance. Ils ont vécu, parfois très jeunes (6 – 8 ans), des expériences traumatisantes avec des adultes dont quelquefois des forces de l’ordre.

Elfenbeinküste

Une jeune fille domestique rencontre sa future patronne dans une agence de placement. Comme vu en formation avec Kinderrechte Afrika e.V., l’agent intermédiaire propose aux deux parties de formaliser leur accord par un contrat de travail. Une telle pratique protège les jeunes filles et leur donne accès à des droits, comme un jour de repos hebdomadaire, des congés, un salaire convenu… Les jeunes filles se sentent plus reconnues et valorisées.

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